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Le calendrier de Coligny consiste en une plaque de bronze de 1,48 m de long sur 0,90 m de haut. Cette épigraphie, comportant des indications de mois et de jours assez claires, donne cinq années consécutives divisées en 62 mois, cinq fois douze mois ordinaires plus deux mois supplémentaires. Ces 62 mois sont disposés en seize colonnes, qui se lisent verticalement et de gauche à droite. Chacune d’elles comportent quatre mois sauf la première et la neuvième qui n’en ont que trois car les mois intercalaires, qui ont des en-têtes développées et des notations quotidiennes abondantes, occupent chacun l’espace de deux mois ordinaires.
Plusieurs interprétations du calendrier ont été publiées comme par exemple dans « Visage du Druidisme », Dervy-Livres, d’André Savoret (1986), « Les Calendriers (Coligny, Villards d’Héria) », R.I.G. Vol. III, C.N.R.S., de MM. P.-M. Duval et G. Pinault (1986), « Le Calendrier gaulois de Coligny », Errance, de MM. J.-M. Le Contel et P. Verdier (1997) et « Histoire du calendrier gaulois », Burilier, de M. J. Monard (1999).
Certaines sont malheureusement franchement farfelus et discréditent de ce fait les plus sérieuses recherches dans le domaine. A mon sens, la plus sérieuse et la plus complète des études sur le sujet se trouve, sans conteste, dans le Recueil des Inscriptions Gauloises, Vol. III, « Les calendriers (Coligny, Villards d’héria) », aux éditions du C.N.R.S., par MM. P.-M. Duval et G. Pinault (1986).
Faisant suite à mes éminents prédécesseurs, le modeste travail qui suit, s’appuyant intégralement sur le contenu de l’ouvrage suscité, essai dans la mesure du possible, de compléter leur interprétation et de revisiter le calendrier avec un œil nouveau.
De plus, afin de ne pas tomber dans la fantasmagorie, je me suis attaché à respecter à la lettre les recommandations données en conclusion du paragraphe sur le calendrier p. 252, « Les Druides », des Professeurs F. Le Roux et C.-J. Guyonvarc’h, à savoir : « Aucune interprétation calendaire celtique n’est ou ne sera valable si elle ne concorde pas avec les données fournies par le calendrier [de Coligny] ainsi qu’avec la phrase capitale par laquelle Pline nous informe que les Gaulois faisaient commencer leurs siècles, leurs années et leurs mois après le sixième jour de la lune. » « […] Toute explication qui contredirait les données calendaires insulaires [Le calendrier gaulois […] offre des correspondances de structure et de vocabulaire avec les témoignages irlandais, ce qui renforce l’impression d’unité doctrinale. La principale correspondance est celle du mot gaulois Samon et de l’irlandais Samain] et ne rendrait pas compte de leur décalage réel par rapport aux solstices et aux équinoxes, serait a priori à rejeter. »
Partant de là, je me suis lancé…
Auetos
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